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De tout temps, la figure de l’Autre a inspiré davantage le rejet que l’attirance : l’altérité effraie, perturbe, remet en question l’identité individuelle et collective.

Dans son ouvrage : « Nous et les autres », Tzvetan Todorov opère une distinction fondamentale entre les concepts de « racisme » d’une part, et de « racialisme » d’autre part. Ce dernier consistait en l’affirmation de la primauté du facteur « race » comme moteur de l’histoire humaine. Selon cette hypothèse, les races étaient multiples, définitives, héréditaires et, bien entendu, inégales entre elles, tant physiquement que moralement.

Pendant près de deux cents ans, la plupart des disciplines scientifiques allaient s’acharner à démontrer la validité de cette thèse en expliquant tour à tour celle-ci par d’« incontournables » lois naturelles, d’« évidentes » règles biologiques ou d’« imparables » mesures crâniennes et ce, dans le but de démontrer en quoi ces variations physiques constituaient autant d’indices d’une différentiation fondamentale.

Intervenant : Julien Paulus – Anthropologue-coordinateur du Centre d’étude et des éditions des Territoires de la Mémoire.

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Dans le cadre du projet “Mosaïque : cultures et migrations”