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“Aujourd’hui, je vais en prison plein d’espoirs et de doutes. Je commence à comprendre ce qui se joue et quel rôle on attend de moi. Je sens que je sème quelque chose, même si c’est infime, même si peut-être c’est moi qui me monte la tête tout seul. Mais je ne suis plus tout seul.”

Ce spectacle, c’est le duo d’un comédien et d’un musicien, qui portent sur les planches le témoignage de plusieurs années de créations théâtrales en milieu carcéral. En travaillant sur la porosité qui existe entre “eux”, ils ont humblement ouvert la prison à l’extérieur, enfermés là-bas, et “nous”, ici. “Dix ans de création en prison ? Comment faites-vous pour tenir le coup ?”, s’étonnait encore un partenaire. Il est vrai qu’en Belgique, la situation des prisons peut toujours être qualifiée de désastre carcéral. Alors, dans ces structures conçues comme des entreprises de déshumanisation, pourquoi s’entêter à introduire de l’art, de l’humanité et de la liberté ? N’est-ce pas, tel un “bon pacificateur social”, une manière de renforcer sous l’indifférence générale un système qui se mord la queue, fonctionne en vase clos, produit de l’insécurité, de l’injustice et de l’intolérance ?

Texte et mise en scène : Simon Fiasse | Comédien : Martin Firket | Musicien : Gilles Kremer | Aide à la dramaturgie : Sophie Davin et Chloé Branders | Création sonore : Gilles Kremer | Création lumière : Nicolas Secretin | Régie générale : Bob Fastrès | Scénographie : Anyah Ryckaert | Communication / Diffusion / Graphisme : Mélanie Matz

 

Infos et réservations : 084/32.73.86 ou billetterie@mcfa.be